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VIVA ESPAÑA!!! |
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| Cette année les Terminales se sont lancés dans une nouvelle aventure sur les traces de Don Quichotte! |
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Jour 1
Ca y est c'est parti pour une semaine de découverte en Espagne.
1ère étape: le départ
Train de Saint-Dizier à Paris gare de l'Est, transfert en métro vers la gare d'Austerlitz puis nuit dans le train jusqu'à Pau. Pas toujours facile de trouver le sommeil sur des sièges inclinables!
Après le petit déjeuner, Mrs Pajot et Le Gall se sont offert une petite marche à pied direction l'agence de location pour revenir avec 2 mini-bus.
Après 4 heures de routes sinueuses, nous voilà enfin à Saragosse, petite agglomération....de 700 000 habitants.
Jean-Sébastien, notre hôte, nous a accueillis et transportés vers l'auberge de jeunesse en plein cœur de la ville. La soirée risque d'être riche en émotions. En effet, c'est la fête à Saragosse pendant 3 jours (du vendredi au dimanche). Cette fête symbolise la résistance , au début du 20ème siècle, des habitants face à la dictature espagnole. D'après les dires de Jean-Sébastien, les élèves devraient être impressionnés. Nous allons donc nous laisser guider par ses filles, Tristana et Justine, après un auguste repas préparé par sa femme Nathalie.
A demain.
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Jour 2
Impressionnés hier soir nos élèves? Oui! Et tout autant par la foule dans les rues que par les performances scéniques de leurs accompagnateurs (ceci appartient désormais à la légende).
Cette journée de dimanche nous aura permis, en deux temps, d'arpenter les rues de Saragosse.
Le matin, visite de la Basilica del Pilar sur la place (magnifique) du même nom, une basilique où est conservée et vénérée une colonne de marbre où la Vierge serait apparue en 40 après J-C à l'apôtre Jacques.
L'après-midi, après avoir repris des forces au cours d'un repas toujours concocté par notre cordon-bleu Nathalie, nous nous sommes rendus sous la pluie au palais arabe, le Palacio de la Aljaferia, construit lors de la deuxième moitié du 11ème siècle à l'époque d'al-Muqtadir. Une session du parlement se tenant exceptionnellement ce jour, nous ne pûmes qu'en admirer l'architecture extérieure. Prenant notre courage à deux mains et nos baskets à deux pieds nous décidâmes de visiter le musée Pablo Gargallo qui lui aussi nous offre ses portes closes.
Il ne nous reste plus alors qu'à faire un peu de shopping pour certains, un peu de rangement pour d' autres avant de manger et partir assister au match de Liga espagnole Saragosse - Atletico Madrid.
Allez l'OM!!!!!!!
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| Le penseur de Rodin, une des 7 oeuvres originales exposées rue Alfonso I. |

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| Puente de Piedra: le pont de l'Ebre le plus ancien de la ville. |
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| Palacio de la Aljaferia |
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Jour 3
Pfff...match nul hier, Saragosse rejoint à la dernière minute, un but partout.
Nous nous réveillons ce matin avec le soleil revenu et un vent que nous qualifierons de frisquet.
Après avoir débarrassé les chambres et chargé les véhicules, nous partons pour la Salud d'Arrabal où Jean-Séb nous détaille les différences entre les systèmes de santé espagnol et français; le système de santé espagnol étant classé par l' OMS à la 5ème place mondiale. Entrés dans le centre de santé nous sommes pris en charge par l'infirmière coordinatrice pour une visite guidée des locaux et des services.
Après le repas, direction le village d'Alquezar répertorié comme étant l'un des plus beaux villages d'Espagne (on t'a pas menti cette fois Richard!!).
En ce lundi 8 mars, journée de la femme, place à l'aventure avec un grand A!
Imaginez un sentier glissant, rocailleux, des flocons gros comme un œuf, un vent à décorner un bœuf, des passages à flan de roche pas plus larges qu'une poutre surplombant d'au moins 15 mètres un torrent glacé, pour finir par une pente abrupte interminable sous l'œil d'une volée de vautours n'attendant qu'un mauvais pas de notre part.
Vingt kilomètres d'efforts plus tard, soit 1 heure de marche, nous reprenons la route sinueuse du bout du monde pour Nocito et la casa Villacampa où nos guides Nathalie et Jean-Séb nous accueillent dans leur somptueux, incroyable, gigantesque, typique maison d'hôte (www.casavillacampa.com), un ancien prieuré du XVIème siècle.
Bien installés dans des gîtes et chambres et après un (encore!) excellent repas (quel velouté de choux-fleur, n'est ce pas Marine et Thibault) place à un cours sur le dispositif de protection sociale espagnol dispensé par le GO Le Gall, ceci achevant une journée riche en émotions et découvertes.
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Jour 4
Après une nuit voluptueuse dans les bras de Morphée, toute la joyeuse clique se dirige vers l'hôpital de Huesca. Celui-ci correspond à l'équivalent d'un Centre Hospitalier Régional en France. Cette visite va durer 3 heures (impensable chez nous) où Manolo, médecin dans le service de soins intensifs, va nous présenter cet établissement de santé de fond en comble.La visite s'est déroulée en 3 phases :
une explication sur l'organisation administrative et financière des hôpitaux espagnols et la formation des médecins par Manolo et la présidente de la commission des médecins
une présentation complète et détaillée de tous les services (de la maternité aux soins intensifs). Séparés en 2 groupes, Thibault fut intronisé traducteur et s'en sortit brillamment (Melle Bonnetier peut être fière de lui !)
la visite de l'école d'infirmière avec un jeu de questions-réponses des plus enrichissants.
Nous tenons à remercier l'ensemble du personnel de l'hôpital San Jorge pour son amabilité et sa disponibilité.
Après le vent à décorner un boeuf, nous avons découvert en arrivant au château de Loarre (XIème siècle), le vent à mettre un prof dans le taboulé.
30 minutes plus tard, nous étions devant les falaises de Los Mallos de Riglos.
Le retour fut des plus bruyants (ronflements suspects de Laura !) et toujours aussi sinueux.
Après quelques instants de répit et avant de pouvoir goûter au succulent repas de Nathalie, la torture continue avec un cours de Mr Le Gall faisant la synthèse de la visite du matin. |
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Jour 5 (l'avant dernier...)
Dernière nuit dans notre petit nid douillet et départ en deux temps : à l'aube pour les sportifs, en fin de matinée pour les autres (par respect pour chacun, nous ne citerons personne !).
Premier groupe : journée ski et snow à Candanchu pour los expertos (Carmen, Mercedes, Juan-Sebastian, Pedro et Pépito), dans des conditions dantesques, chacun s'affichant à son tour dans de splendides arabesques, fort heureusement sans conséquence notoire.
Second groupe : journée 30 millions d'amis et shopping à Jaca ; avant de tous investir notre dernière auberge, la Valle del Aragon.
Au menu du dîner, repas espagnol : un plat de pâtes pour commencer suivi d'une viande seule (il est très rare en Espagne que la viande soit servie accompagnée), puis un fruit.
Ce soir enfin, nous ne pouvions manquer de faire entendre notre voix en terre ennemie à l'occasion de Real Madrid – Olympique Lyonnais (mais à cette heure, après 6 minutes de jeu, C. Ronaldo a su doucher nos ardeurs).
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Jour 6
« Et voilà c'est fini... » disait le chanteur.
Comme lui c'est un peu mélancoliques que nous nous réveillons ce matin.
Cette nuit c'est un petit aperçu de la vie en refuge que nous avons eu: de petits lits alignés côte à côte et une simple couverture en guise de drap.
Un petit déjeuner copieux et voici déjà que le douloureux moment de la séparation nous serre le cœur: il est temps de quitter nos hôtes, nos guides, nos compagnons Nathalie et Jean-Sébastien. L'œil un peu plus humide que d'ordinaire et quelques trémolos dans la voix, nous leur faisons nos adieux, espérant que ceux-ci ne soient en réalité qu'un au revoir.
Il est temps pour 12 d'entre nous de sortir prendre possession de notre matériel pour une petite balade en ski de fond de 5km, avalés en 1h30, avant de prendre le départ pour Pau où nos couchettes douillettes nous ont donné rendez-vous vers 22h47.
Et c'est là que le véhicule de Mr Pajot (encore lui!) décide de faire des siennes: un grand classique, la porte coulissante qui ne ferme plus. Étant bien entrainés depuis Saint-Gervais, nos MacGyver Le Gall et Pajot tentent une réparation de fortune, à grand renfort de jurons et de coups de pieds.
Sur le chemin du retour, et parce que l'aspect culturel prime avant tout, un petit détour par le cirque de Lescun s'impose! Mais là, à la grande déception de nos élèves, point de tigres ou de clowns, seulement la sensation d'être encerclés de montagnes enneigées (les profs, eux, ont trouvé ça bien aussi).
Arrivés en gare de Pau et après que Mlle Demonsand eut usé de son charme pour négocier une salle où entreposer nos valises, nous prenons un « puniculaire », pardon, un funiculaire, afin de nous rendre dans le centre ville où Angélique pourra assouvir son appétit pantagruélique sous nos yeux ébahis et nos estomacs subjugués par une telle prouesse.
Voilà, après une promenade dans le centre de Pau, l'heure est arrivée pour nous d'envahir notre dernière demeure, voiture 13, places 41 à 66, pour une nuit chargée de ronflements divers.
Petit conseil à ce sujet: pour stopper net tout ronflement, se munir d'un oreiller (souvent à portée de main quand surviennent ces bruits disgracieux) et dans un mouvement ample mais ferme, asséner un petit coup dudit ustensile sur le nez de l'agresseur sonore. Effet garanti (en bonus parfois l'excuse du sus-dit nommé)!
Arrivés à Paris, il ne nous reste plus qu'à patienter en gare pour prendre notre dernier train et retrouver nos proches.
The End
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| Nathalie et Jean-Sébastien |
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| Dans le funiculaire!! |
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