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HISTORIQUE DE L'ASSOMPTION A SAINT-DIZIER Version imprimable E-mail

D'après un article du journal  La Haute-Marne Libérée  paru en septembre 1954 (complété par des notes de Mme Anne-Marie Berthé-Barbaux)

 

Cinquante trois ans après leur départ, les Religieuses de l'Assomption reprennent leur œuvre d'éducation à Saint-Dizier ... 

 

 

En 1864, la nécessité se fit sentir pour Saint Dizier d'une maison d'éducation pour les jeunes filles.  Monsieur Robert-Dehault, alors maire de la ville, et son conseil municipal cherchèrent une congrégation de religieuses enseignantes.


Par l'intermédiaire de Madame Becquey, ils firent une première demande  auprès des religieuses de l'Assomption en 1864.

Si l'affaire ne se conclut pas sur le champ, deux ans plus tard, à la faveur de la mise en adjudication d'une vaste propriété située sur la rive gauche de la Marne, Mère Marie Eugénie répondit favorablement à la demande.
 
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Le terrain acheté, la première pierre fut posée le 9 août 1866 en présence de Monseigneur Guérin, évêque de Langres, de Mère Marie-Eugénie, de monsieur l'abbé Didelot et de son clergé. Tous les conseillers municipaux et une foule nombreuse assistaient à cette fête regardée comme un événement pour la ville.


Deux ans après, les travaux rapidement menés permettaient aux religieuses d'ouvrir, le 13 octobre 1868, leur pensionnat dans une maison de style roman et d'aspect grandiose, avec une assez curieuse chapelle au 1er étage. En cette première année scolaire 1868/1869, le pensionnat comptait ... 8 élèves !

Le couvent fut par le suite rempli par une joyeuse et ardente jeunesse, environ 70 élèves, venues de toute la région ...


18 juillet 1870, c'était la guerre. Les Prussiens marchaient sur Paris. Saint-Dizier était sur leur passage. Mère Marie-Eugénie eut l'idée d'offrir à l'Etat la maison de Saint-Dizier comme "ambulance", ce dont l'empereur la remercia. Mais ce ne fut point pour accueillir les blessés de l'armée française. Le monastère fut, en effet, envahi, occupé et pillé par les troupes ennemies !


L'orage passé, le pensionnat réouvrit ses portes et connut une grande prospérité. Mais, dans la nuit du 20 mai 1901, un incendie ravagea le pensionnat.. Les religieuses et leurs élèves finirent l'année scolaire dans deux immeubles de l'actuelle rue du Dr Mougeot. Devant la menace de suppression des congrégation enseignantes, elles n'entreprirent pas la reconstruction et interrompirent leur séjour à Saint-Dizier.

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Au triste temps de la séparation

 

C'est en 1717 qu'est apparu le Pensionnat Notre-Dame, non pas dans le bâtiment actuel mais dans un vaste local construit près du chevet de l'église Notre-Dame. Ce sont les religieuses Ursulines qui en prennent la direction.

En 1818 elles sont remplacées par des religieuses de la Doctrine Chrétienne.


En 1884, plusieurs d'entre elles quittent l'ancien bâtiment et s'installent dans le Pensionnat actuel.


Hélas en 1903, l'Etat signifie un congé cruel aux religieuses : le 3 avril, elles reçoivent notification de fermer leur chère Maison. Période plus que critique ... Elles partent le 5 mai 1905.

Devant la situation précaire du Pensionnat, plusieurs personnes offrent spontanément leurs services ; le Chanoine Mettrier accepte ces bonnes volontés, fait l'acquisition de l'immeuble et l'œuvre est sauvée. La direction est confiée à M elle Claire Devaux puis à M elle Salzard.


C'est en 1916 que M le Chanoine Chrétiennot, doyen de N-D, appelle à la Direction de la Maison M elle Montigneul, qui a fait ses débuts à Sainte-Menehould, dans la Marne, dont elle est originaire.

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Elle devait occuper ce poste durant 39 ans. Ce fut elle qui non seulement assura le fonctionnement de l'œuvre, mais sa pérennité et son développement. L'Ecole va grandir sous sa ferme et bienveillante autorité. Elle y consacrera son temps, son argent, sa vie, soutenue par une foi en Dieu sans défaillance. La guerre terminée, un nouveau dortoir est aménagé sous les combles pour les pensionnaires plus nombreuses. En 1920, elle devint propriétaire de la maison, qu'avec un beau désintéressement elle abandonnera à l'Association des Parents en 1942. C'est elle qui fit faire des réparations aux constructions, édifia la chapelle, bâtit une aile nouvelle pour le cours secondaire créé en 1932.
pensionnat_n_d1.jpgEn 1933, le bâtiment d'entrée est réhaussé d'un étage pour de nouvelles classes, pour y installer les classes de 4 ème, 3ème et seconde, les classes maternelles étant au rez de chaussée.


A partir de 1942, Melle Montigneul avec des parents d'élèves et en liaison avec l'évêché, fit démarches sur démarches pour qu'une congrégation religieuse reprenne le relais.

Au moment où l'âge fait désirer à M elle Montigneul une retraite bien méritée, l'arrivée des religieuses de l'Assomption, qui malgré la fidélité jamais démentie de leurs anciennes élèves n'avaient pas pu réédifier leur œuvre, permet une réorganisation prometteuse.


Une tradition qui continue ...

Six de ces religieuses, conduites durant quelques jours par leur mère générale, viennent de rejoindre Saint-Dizier et se sont installées dans l'immeuble du pensionnat Notre-Dame, où elles vont reprendre avec le personnel qui y oeuvrait déjà, les tâches d'éducation auxquelles elles se sont vouées.

Une de leurs premières sorties a dû être un pèlerinage à l'Hôpital qui fut jadis le domaine de la communauté. Les restes de 35 religieuses de l'Assomption y reposent dans le petit cimetière. Accueillies, guidées par les anciennes élèves qui habitent la ville, les nouvelles religieuses viennent reprendre ici une tradition.

Elles vont permettre à des milliers  de jeunes filles et de femmes de la région et surtout de Saint-Dizier d'avoir une éducation humaine et chrétienne.

Ces jours ci, le 17 septembre pour les classes primaires, le 24 pour les classes secondaires, près de 400 élèves vont retrouver le Pensionnat Notre-Dame et l'école Jeanne d'Arc fondus dans l'Institution de l'Assomption, à qui nous souhaitons longue et féconde existence.

 
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